post-mortem et sous hallucinogènes

30 juin 2007

Cette voix

Tu te crois marteler par cette voix…

Tu crois que je t’obsède, que je te harcèle;

Que je contrôle tes gestes, tes pensées, tes idéaux…

Tu te crois marteler par cette voix…

Eh bien, dis-toi que le paradis te guérira…

La ceinture de sécurité bien attachée.

L’haut parleur branché sur la seringue.

Ils te guériront de moi…

Plus de raisons pour te lever, mon homme,

La Paix... T'as enfin ce que tu voulais.

Tu le mérites mon christ…

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22 juin 2007

État de manque

Sœur Angèle danse comme une cruche

Alors que deux américaines me parlent de leurs vies

Avec les pilules diététique, le film de l’année

Et tous les meilleurs triques…

Deux connes dans une fosse aux lionnes parlent de produits laitiers

Alors que France Brabant me fera chier toute l’été…

La virtualité est redondante.

La littérature aussi.

Je n’ai rien écrit depuis des mois

Et c’est tout ce que j’ai à dire;

Cette merde que je ne sais même pas comment finir…

Je m’emmerde tellement que t’en est à blâmer.

J’ai des frissons qui enveloppent mon corps, mon crâne.

Ainsi je suis reclus de l’univers, séquestré par mon paire…

Et j’ai la main qui tremble à chacun de mes vers.

Absolument rien ne mérite d’être…

Seulement que paraître.

Putain que tu me manques…

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23 mai 2007

Pour toi mon amour

Je suis allé au marché aux chattons
Et j'ai acheté des chattons
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché aux roses
Et j'ai acheté des roses noires
Pour toi
Mon amour
Je suis allé au marché aux fétiches
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
Mon amour
Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'y ai cherchée
Tu roupillais dans un coin
Comme une délicate puce
Dans la paume de ma main
Mon amour

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09 mai 2007

Pour les crottés and co.: Trace de brake

Maintenant je suis en laisse,

Et pourtant je l’avais dit à Mahood

Que ce n’est pas le territoire

Que nous devions défendre

Mais plutôt ce qu’il avait fait de nous…

Mais il faut croire

Que je parlais en abstraction

Puisqu’ il accepta leurs conditions

Et peu à peu

Marche par marche

Nous fûmes envahis par Eux!

Et maintenant je suis en laisse,

Étouffé pour conditionnement,

Seul sur une jambe,

Pour Eux,

Je danse…

Je reste en place et je saigne!

Ne cessant d’articuler

Mes yeux de coquelicots

Sur une jambe,

Pour Eux,

Je danse…

Je reste en place et je saigne!

Ils m’étouffent de leur laisse

Comme si je n’étais qu’une veine

Implanté dans le haut de leur cul

«Comme cela

Nos étrons ne seront plus maculés

Alors que le coupable pend,

Comme dût,

Au bout d’une branche,

Décomposant comme la norme!»

Mais ne me prenez pas pour un martyr

Car je suis plutôt une bombe

Je ne serai pas qu’une vaine satire

Et le sang giclera

Et ce ne sera pas que dans le haut de leur cul.

Mon cœur palpite

Mais rien ne change.

Tout en révolution

Intoxiqués par compassion…

                  Et rien de mieux comme dons…

Mes yeux de coquelicots,

Leurs veines explosent sans rêves,

Mais pourtant rien ne change…

C’est comme un maelström en mon âme,

Un capharnaüm en mon crâne,

Et pourtant,

Sur une jambe,

Pour eux,

Je danse…

Qu’un singe intoxiqué

Ne peut pas embrasser

Que régresser…

Ne serait-ce que pour Toi

Qui est en Eux…

Pour toi,

Je danse!

Et je laisse ma trace

Pour ma génération

Elle qui ne bande sans écran

Elle qui craint tout attachements

Mais la viole de toutes les passantes.

Et je laisse ma trace

Pour les faire rire,

Eux… je laisse ma trace

Pour les nuire,

Eux… je laisse ma trace, je laisse ma trace…

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26 février 2007

simple chanson

« Ma sœur

   Ma sœur

Ne ment pas à ton frère :

Dis-moi où est-ce que se cache ton cœur?

    Dans l’étang

Dans l’étang

Où le soleil ne brille jamais :

Il grelotte

La nuit trop longue

Dans le froid

Dans le froid

Où les monstres dorment peu

Il pleure

Son ventre trop tendre

« Ma sœur

   Ma sœur

Ne ment pas à ton frère :

Dis-moi où est-ce que se cache ton âme?

    Dans les arbres

Dans les arbres

Au sommet de la montagne

Elle plane

Au-dessus de l’étang

Dans l’aurore

Dans l’aurore

Elle s’enfuit de ses nuages

Sinon mon cœur grelotterait

La vie trop longue … »

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23 février 2007

In secte carnavale

Moi, j’ai des araignées derrière le miroir

          Et mes lames me rasent avec leurs dents

          Empoisonnées,

          Chacune maculées   

          Tristement de mon sang …

      

Moi, j’ai bien des sphinx derrière les yeux

            Dont les questions servent de baume

            Avec leurs larves fouettées

             Immaculées;

            Muscles crispés

            Je sens pénétrer le poison …

       

Parfois, je me le dis que je devrais changer,

              Car je crois que le temps se déverse sans moi.

              Mais, paralysé tant,

              Je suis ancrage

              Et je ne passe inaperçue …

            

              Accumulant,

              Tout en souriant,

              Le quotidien et les morsures …

      

Parfois, je me demande aussi pourquoi

              Que les papillons de mon estomac

              Sont tous cannibales,

              Et cachés sous leurs voiles

              Les morts repoussent en poils.

              Et tout recommence

              Comme la démence

              Du quotidien des éraflures.  

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14 février 2007

Eve-Lyne

J’ai une copine

Eve-lyne est son nom

Elle m’est apparue

En rêve

En don

Elle est si belle

Elle est plutôt drôle

Elle me fait sourire

Lorsque je suis morose

Car je l’aime ma blonde

Oh oh oh quoi qu’il arrive

                 Quoi qu’il arrive 

À chaque soir

Elle m’aime un peu plus

Et ce malgré

Le fait qu’il ait plut

Les nuits me sont douces

Et les journées me sont fraîches

Entre deux baisers

          Deux tranches de pêches

Elle me fait craquer

Elle me fait crier

Car je l’aime ma blonde

Oh oh oh quoi qu’il arrive

                 Quoi qu’il arrive

Oh Evil-in Oh Evil-in

Oh Evil-in Oh Evil-in

Oh once you’re inside me

Put your evil aside

Won’t you be my darling

Won’t you be my bride

Oh Evil-in Oh Evil-in

Oh Evil-in Oh Evil-in

Won’t you come inside … : Joyeuse Saint-Valentin à tous

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06 février 2007

Narcotique narcisse

Suis-je désolé pour vos nuages noirs

Isolé sous terre, en mon boudoir.

Suis-je désolé pour vos infants bleus

Et les échardes dans leurs yeux.

Mais je suis désolé de n’avoir rien fait

Pour pouvoir recoudre toutes leurs plaies.

Désolé que votre foi soit ma haine

Et d’en avoir fait le vœu.

Mais je ne suis qu’un pathétique anonyme …

Et je vois toute la superstructure brûler sans le savoir.

Et je vois toute l’infrastructure pleurer des larmes d’acides.

Suis-je sincèrement désolé

Si le temps corrode les ponts

Et suis-je réellement désolé

Si votre Dieu se cache derrière ces layons

Désolé pour le cannabis

Bourbon, larmes et cocaïne.

Désolé si tout vos héros

N’étaient en fait qu’héroïne.

Mais je ne suis qu’un pathétique anonyme …

Et je vois tous les innocents crier pour un non.

Et je vois tous les rebelles et fractions craindre la solution …

Et je vois toutes vos pommes pourrirent en leurs gorges.

Et je nous vois, nous laisser faire par l’Ogre

Pour sourire l’absolution … 

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26 janvier 2007

Télépavie

Incapable imaginer

                Sans fruits sclérosés

                Sans bruits préposés

                                     Pour meubler idées prévisualisées ….

Mais veux pour et tant vous plaire

                                         Vous boupoliémique comme moi

                                         Vous psynarchotique de foi

Nous métaphysiquement toujours vides

                                             Toujours avides

                                             Toujours et complètement limpides …

Dieu immuable comme écran

                           Lumière mouvante

Lacune et synapse!

Lacune et synapse!

Mais par pitié

          Ne prenez pas mon écran Gaz Pillage

                               De nos images en rivage

                                             Mais en élevage 

                                             Comme en stage

                 Désarticulé pour meilleur ravage …                

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25 janvier 2007

Terrible constipation

J’observe la solitude de mon reflet

Dans les profondeurs de ce puits septique.

Une apaisante musique se fait entendre.

Je le sais que ce n’est qu’une illusion.

Une féérie chimérique subjective

Créer pour calmer mes ardeurs,

          pour oppresser l’ambiance

          puis étouffer

          mon urine.

                     

Je déverse mes rêves,

                 mes espoirs,

               et mes os.

                 Trop de caféine …

J’isole cette énergie car je le dois.

Elle tremble dans mon crâne,

Tel que je la conçois.

(É)Tendu dans mon calvaire,

Je ne sais que faire,

Défait, je dois me taire

           Pour évacuer

           Pour leur plaire …

Canalise cette énergie.

La diriger, mais vers qui?

Je saigne

Je pleure

Je n’en peux plus …

Les pions sont tous morts

Et la Reine s’esclaffe

Alors que le dernier bouffon

Érafle, de misère,

Abîme sur sa chaire

La raison de tout :

«Mais, n’étais-ce pour eux que l’on faisait la guerre?»

Matière fécale,

Romantique animal …

Jamais je ne cesserai de me battre,

Ma constipation n’est que provisoire …

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