post-mortem et sous hallucinogènes

Il faut mourir pour savoir comment vivre.

16 janvier 2007

La raison de mon Nouveau Dieu

              Mon Dieu

              Mon Dieu

Pourquoi me battre

Lorsque la majorité veut que je parte

               

              Mon Dieu

              Mon Dieu

Pourquoi me soumettre

Lorsque la minorité ne veut que nous mettre

               

À quoi bon être immortel

Si l’individu ne sera jamais aussi important

Que la statistique qui le comprend

Dans l’absurdité de l’éternel…

                      

À quoi bon être immortel?

Ceci n’était pas sensé être

Je suis artiste, mais en rêve…

Chaque côté aboutit à la guerre :

Misanthrope, mais téméraire…

Devrais-je trancher la tête du Tyran

                     Ou fusiller un itinérant?

Chaque côté aboutit à la guerre :

Philanthrope, mais éphémère…

Je suis caché dans une abstraction mathématique

          Réfugié dans le sexe immatériel d’une Elvyn

Ceci n’était pas sensé être

Je suis artiste, mais en trêve…

              Mon Dieu

              Mon Dieu

Dit moi Pourquoi

Le magot plein, je compte mon temps

              Mon Dieu

              Mon Dieu

Dit moi Pourquoi

À quoi bon écrire maintenant…

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10 janvier 2007

Lendemain d'amerveillement

Mon ange dit que la saison

Ne dure jamais.

La moisson brûle

          Le bonheur

De tout son ardeur.

Tous enracinés,

Pris entre l’écorce,

                  La chair.

Taillées en-dessous de nos fruits,

Les plumes et tout les morts :

                           Que je t’aime.

J’ignore pourquoi j’avale de ta sève.

Mais je présume que ca doit être pour me plaire.

Malgré le vide de ton absence,

                             Entre l’écorce,

                                     Mon âme.

L’herbe humecte nos pieds,

Comme une mère si tendre.

Mais l’adultère du vent,

Mène à l’écoulement dans le temps :

                                        Que je t’aime.   

Le ciel de neige calfeutre nos morts.

Et l’amour brûle dans le suintement de l’aurore.             

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01 décembre 2006

Naissance de la peur

Ciel de porcelaine mauve
         Fissures noires
         Branche rachitique
Une pomme me tomba sur le coliwogue
         Caverneuse grotesque
Comme une clé de bouc
         Dans la serrure de mon torax
                     Vertèbres acérées
                     Frisson d'un reflet
                                  qui tremble.
Non!
         Le sang
                     La cage
         Les lames...
Non!
         Surtout n'arrête pas
                C'est trop bon...
Oh Non...
         Ses yeux
         Les galles...
Mais qu'est-ce que tu as fait?
Puisque je vois maintenant
...   

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28 novembre 2006

Fatidique doute au cube

Tu doutes
Que je doutes
Que tu doutes...
Quel ironie tragique
            Dans mon reflet
Tu te noies
            Dans mon sperme
Comme un bijoux dans un crachat

Confortable malaise
Attentat kaminazie
            Infant Table
D'autopsie
            Matracide
            Narcotrique

La fièvre est dans ta gorge
Comme un bourgeon dans une forge
Tu le sais que c'est trop simple...

Nos silhouettes d'étain
            Gémissements
            Forme olfactive
Brume entre nos mains.

Mais tu le savais que c'était trop simple...

            Regarde
            Ses yeux
            Bronze
            Chaleur
            Regarde
            Dans ses yeux
            Reflet
            Brûleur...

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11 novembre 2006

Le sang comme une prose

Je conserve la tête de ma Reine bien aimée,

Si grande et si fière sur sa tige de fer,

Si belle et gracieuse sous la coupole de verre.

Je la conserve cachée en la pénombre de ma chambre. La nuit,

Elle me rappelle qui je suis.

Présentement, je la regarde. Mes yeux tremblent,

Alors que ma main le cesse.

Je la regarde et j’entame ce poème.

Elle me regarde.

Du coin de ma chambre, dans la noirceur de l’angle, elle, ma Reine, me regarde

Du coin de son œil. Et je le sais. Je la regarde aussi.

Mais toujours du coin de l’œil,

Toujours et seulement…

Ses larmes semblent cristallisées dans une absence glauque,

Et d’un bleu si vif… presque féerique. 

Son visage se rallonge sous sa longue chevelure noire,

Douces pétales qui tombent et qui s’étalent tel l’étain d’une toile.

Mais je sais que ma douce relique la regarde, elle aussi,

Allongée sans enfer tout le long de mon lit.

Je le sais qu’elle la regarde, puisqu’elle me la dit :

« J’ai empoisonné ton imaginaire. Pourquoi essaies-tu de retrouver

Le matériel de ce que je t’ai donné. Ne comprends-tu donc pas?

Ma présence pervertie chacun de tes choix…

-         L’ironie mon ange est que m’ennuyais

De la plasticité de nos entrelacements et de la stérilité de notre amour.

Je le sais qu’elle ne te ressemble pas. Ma mauvaise posture depuis ta mort

Ne me rapporte que de pathétique proie.

-         Alors Pourquoi?

-         Parce que mon épitaphe était inscrite sur ton sexe. Et peu importe…

À la fin, vous avez tous les mêmes yeux…»

La réalité cessa de trembler, alors que ma main recommença.

Mais enfin, je m’endormis sous le chagrin d’une bête.

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03 novembre 2006

Le cou d'une Reine

Hé, petite mygale…

Oui, toi!

Est-ce que tu m’entends te parler?

Tu roupilles en ma gorge

En dévorant les infants de Main.

Mais rien ne peut m’arrêter

Puisque mes rêves sont éthérés.

Rien ne peut m’arrêter puisqu’elle se fait enterrer.

Hé, petite mygale,

Il y tant de choses que j’aimerais comprendre.

Qu’une simple galle sur ma pomme 

Et puis ma Reine ne veut plus régner…

Et tu mordilles en ma gorge

Touts les enfants de la forge,

Dévorant à l’instant

Les échardes de mon temps.

Malléable et patient,

J’attends pour le sang.

Mais je n’ai plus de temps.

Et je suis tout en sang.

Hé petite mygale,

M’entends-tu maintenant?

Et rien ne peut m’arrêter,

Puisqu’on ne peut la déterrer.

Rien ne peut m’arrêter puisque mes rêves sont des armes pour tuer.

Boutefeux de fer rouge

Pour éteindre les cendres de mon cou.

Tu te répands comme une hydre de latex.

Je dois donc te brûler le cou

Avec mon boutefeu de fer rouge.

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01 novembre 2006

l'intelligible discours

Je suis qui je devais être,
Je suis qui elle veut que je sois.
Le petit-fils décadent
Hypocondriaque
D'une race supérieure.

Ma force est leur incompréhension.

Silence Silence Silence petit rat,
Car le fromage n'est qu'un peu plus bas.
Gratte Gratte Gratte cette impasse,
Puisque je présage une vérité lubrifié,
Suintante et horrifiée,
Hébétée comme un placebo.
Silence.

Je le sais qu'il y a de jolies demoiselles qui m'admirent.
Et pour cela je les adore.

Je vous implore de demeurer au près de moi.

Ainsi je vous offre mon dos en arc
Et typiquement votre.

Sachez que je ne me censure que pour ceux que je respectes.

Sachez aussi que votre enfer me soutient.

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31 octobre 2006

Ma compréhension

Elle se dandinait du haut de son objectivité,
Croyait bien faire avec ses chaînons de santé.
Debout sur son trône, toute attisée par mon arrivé,
Ses lèvres de fer rouge brûle toujours sur ma rancoeur hébété.

Croyais-tu vraiment empêcher l'irrémédiable
Dégradation d'une culture de mythomane atomique?
Que de minuscules mannequins roses,
Semés sous tes rêves atypiques.

Tu arrives avec une cacophonie gutturale,
Mais abstraite,
Qui te suit.

Comme une profusion de corps dix tors ions de leurs voix
Atroces émises par les chocs de ta main insensible,
Ô si dictatoriale la terrible envers ces poitrines cicatrisées
- Mais la mèche de ces bustes était déjà expirée
Et les orifices furent profondément creusés -
Ces torses qui se gonflent enfin d'air
Pour vociférer de tendres baisers de bières
Qui m'aveuglent tant de ma corrosion cognitive.

Une tierce demoiselle a aliéné les nouvelles pousses...

Elle me murmurrait les propagandes que j'adore.
Sinueux le périmètre enduit de salive,
Il ne suffit que d'une main pour contrôler les machines.

Maintenant, spectre semble être la mégère qui cultive mes proies.

Mais tout cela, tu le savais déjà...

Usurpatrice d'une inconscience crématoire,
Dont en les cendres se fraye un chemin vers l'espoir
Par une main invisible qui disperse le reste de ma mémoire.

Et pourtant, je reconnais la douceur hypocrite de sa main...

Croyais-tu empêcher l'empoisonnement de mon monde?
Que de chimères identiques, nées par ma nausée
Que maîtrise la tierce.

Mais pourtant, elle n'existe que puisque je le veux ainsi...

Je deviens la proie de mes proies.
Une parade de mannequins qui marchent devant moi.

Ils sont tous masqués,
Et le soleil brûle leurs membres qui fondent.

Soudain, il ne reste qu'une masse rose qui me garde acculé,
Hydre de latex qui me tient à la gorge,
Avec ses griffes qui déchirent la chaire de mon torse.

Parfois, je confonds l'existence avec l'amour...

Idem pour une certaine étrangère à silhouette d'étain.
De loin, j'ai perçue son regard stérile se posé sur mon embryon fasciste.
Reich pour les libertins névrosés, accumulation de mauvaises énergies,
Comme les sujets lyriques qui matérialisent leur nostalgie.
Elle portait malgré elle le masque d'une morte.

Je dois la tuer.

Et je le sais que tu seras contre l'idée.
Mais pour être franc, j'en ai rien a foutre.

Dix cordes pour lui attacher la lune autour du cou,
La noyer dans la marée rose qu'elle a créée.

Je reprends ce qui m'appartient.

La gravité sera meurtrière,
Et ma main qu'une arme complice.

Tout doit brûler avec elle...

Toi aussi.

Posté par gueule_dange69 à 04:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2006

Nephilim est mon double

Ô Géante,

Ma douce Géante,

La tentation m’enivre tant…

Tes gros nichons pèsent sur mon crâne;

Elles me font hennir comme un âne.

Mais ce drapeau que tu brandis brûle toujours en mon âme.

Ô Dieu!

Ô Dieu!

Tu le sais que j’aime tant ça.

Ô Dieu!

Ô Dieu!

Tu le sais que je ne le fais que pour toi…

Ivre du philtre infligé par les Furies,

Je m’endors sous de rêves sadiquement platoniques.

Oh my Angel, my pretty fucking Angel,

Tu le sais que je t’aimerais pour toujours,

Tant que je demeure sous ton sort.

Mon poignard perfore les mannequins de la cour,

De l’hymen jusqu’aux reins, puis de ses lèvres je sors.

Vous allez Voir!

Je suis vivant! 

Mes éveilles se font parfois sans veilles,

Le poids de la journée me force à inhaler la nuit.

Les astres se coincent parfois en ma gorge,

Je bois alors un grand verre de lait,

Habituellement chaud,

Et puis à nouveau je m’endors…

Ô Géante,

Ma douce Géante,

Tes pis m’offrent tout le lait que je désirs.

Parfois, je me questionne sur l’universalité

Du fait que deux c’est mieux.

Mais parfois, je m’étouffe sur l’idée d’un Dieu éternel.

Posté par gueule_dange69 à 03:54 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2006

Autoportrait # 7

Piètre acteur,

Pathétique petit homme

Hypocrite! Ne vois-tu donc pas?

Tu rôdes parmi eux.

Pourquoi?

Heureusement que je suis là…

Cesse donc cette mascarade,

Yeux poudrés pour une vile parade.

Tu sais qui tu es…

Ta force est leur faiblesse,

Leur force, ta haine.

Brûle!

Tu n’es pas un acteur!

On voit au travers ton masque.
Piètre petit idole!

Cesse donc ta mascarade,

Ce ne sont que de grotesques actes.

Mais heureusement que je suis là…

Maintenant, ceci fera peut-être un peu mal.

Car je dois gruger tes derniers instants d’insouciance.

Je gratte dans ton crâne,

Je gratte dans ton crâne,

Comme un sal' rat qui se creuse une sortie!

Je râpe ta raison.

Je râpe ta raison,

Je râpe ta raison …

… … … …

Posté par gueule_dange69 à 15:12 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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